18 juin 2009

Coraline, petite soeur de Mr. Jack

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Il aura fallu trois ans de travail, dont 18 mois consacrés au tournage, pour donner naissance à un petit bijou : Coraline, le nouveau film d’animation réalisé par Henry Selick. Son nom ne vous dit rien ? L’étrange Noël de Mr. Jack, cela vous dit-il quelque chose ? Gagné ! Et oui, Selick est le réalisateur de Mr. Jack.

Ce nouveau film est-il aussi esthétiquement beau, techniquement réussi, poétique, étrange, sombre et lumineux à la fois que Mr. Jack ? Oui ! Trois fois oui !

L’histoire est tirée d’un conte de Neil Gaiman, paru en 2003. Il était une fois, donc, une petite fille : Coraline. Pas « CArOline », attention, elle déteste qu’on l’appelle comme cela. Elle vient d’emménager avec ses parents dans une vieille maison qui fuit et craque de partout. Elle s’ennuie. Ses parents n’ont pas beaucoup de temps à lui consacrer. C’est alors qu’elle découvre une petite porte, qui donne sur… rien. Sur le mur… Déception ! Mais la nuit, cette petite porte bien mystérieuse s’ouvre sur un monde parallèle où Coraline fait la connaissance de… ses parents ! Ou plutôt d’autres parents. Des parents idéaux, aux petits soins pour elle, qui n’ont d’yeux que pour elle. Leurs yeux, tiens, parlons-en ! Ils n’en ont pas. Non, à la place, ils ont des boutons. Oui, des boutons tout ronds.

Est-ce que cela a vraiment de l’importance ? Coraline ne ferait-elle mieux pas de rester avec eux ?

Et là… Je ne vous en dis pas plus. Si ce n’est qu’évidemment, l’histoire de Coraline bascule dans un monde dont l’envers du décor est sombre et terrifiant (voir bande-annonce en français ci-dessous).

Le film est un savant mélange de techniques « artisanales », avec l’utilisation judicieuse et précise du stop-motion animation (ou technique d’animation image par image – pour plus d’infos voir ici), et de techniques informatiques dernier cri, avec la 3D (voir photos du tournage ci-dessous). Un mélange gagnant et détonnant. Le stop-motion permet « d’incarner » toutes les textures et, de fait, de rendre les personnages plus vivants, et la 3D leur donne des mouvements fluides – sans parler, bien évidemment, des effets spéciaux qu’elle rend possible.

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Au final, un film d’animation pour les jeunes et les moins jeunes, croisement entre Alice au Pays des merveilles (la petite porte…), Edouard aux mains d’argent (la scène d’ouverture, avec ces mains métalliques, est une claire référence au film de Tim Burton) et, bien sûr, L’Etrange Noël de Mr. Jack.

Il n’y a plus qu’à lui souhaiter autant de succès. Il le mérite.

Sur le web :
- Le site officiel du film Coraline (en anglais) :
http://www.coraline.com/
- Le site de l’auteur (et scénariste) de
Coraline : http://www.neilgaiman.com/ ou http://journal.neilgaiman.com/

 

Commentaires

Super! Muchas ganas ver esta pelicula que tu nos describes con
talento y entusiasmo; Tu information ( critique ) es muy completa
y dan ganas de ir al cine para comprobar la veracité de tus argumentos.

Buena information y reseñas en todo; Muchas gracias y bravo !!

saldday.

Ecrit par : Saldday | 19 juin 2009

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