18 février 2009
Tour du monde en musique
Certaines œuvres vous donnent le sourire et vous mettent de bonne humeur. Et lorsque, en plus, l’énergie et la gaîté vous prennent d’assaut un vendredi soir, après une semaine harassante, alors que vous ne vous y attendiez pas, c’est d’autant plus appréciable et apprécié. Les Bons Becs en voyage de notes est ainsi un spectacle musical qui vous prend en otage, qui vous emporte dans un joyeux tourbillon de notes.
L’histoire est pourtant mince – on devrait d’ailleurs plutôt parler de prétexte que de d’histoire ou de scénario : trois clarinettes, une batterie, un cor, se trouvent abandonnés par un de leur compagnon de concert. Ils décident alors de partir à sa recherche. Un balayeur-percussionniste qui passe par là se joint à eux… Et c’est parti pour un tour du monde en 1h20. De l’Italie aux Etats-Unis, des forêts amazoniennes à l’Arménie.
Moyen de transport ? La musique, bien évidemment ! Mozart, Gershwin, Haendel, les Beatles, sans oublier Offenbach, Trenet ou encore Queen. Les morceaux s’enchaînent.
Pas de temps mort. Les artistes tiennent le rythme. Toujours en mouvement, sans lâcher leur instrument, ils ne manquent pas de souffle ! Et on met sur le compte d’une énergie mal canalisée une chorégraphie parfois brouillonne. Autant dire qu’on pardonne bien vite.
Quant au décor, il se résume aux valises de couleurs vives de ces globe-trotters hors norme. Elles se transforment tour à tour en paquebot, en gondole vénitienne ou encore en vélo. Mais plus que la mise en scène, c’est le son qui matérialise le voyage et donne vie aux mondes traversés par les Bons Becs. Au passage, mention spéciale à Florent Héau pour ses arrangements plus que réussis.
Alors ? Fins prêts à partir ? Embarquement immédiat au Théâtre du Ranelagh, à partir du 20 février.
Conception et mise en scène : Caroline Loeb
Avec : Éric Baret, clarinette si bémol ; Florent Héau, clarinette mi bémol ; Yves Jeanne, clarinette basse ; Francis Prost, cor de basset ; Bruno Desmouillières, percussions et batterie
Texte : Nicolas Vallée sur une idée de Caroline Loeb
Lumière : Philippe Quillet
Chorégraphie : Cécile Proust
Arrangements musicaux : Florent Héau
Au théâtre du Ranelagh à partir du 20 février
- Relâches exceptionnelles les 27, 28 et 29 février
- Vendredi et samedi à 19h
- Dimanche à 15h
Tarifs
- Plein tarif : 28 €
- Tarif réduit : 21 € uniquement le vendredi pour les étudiants, groupe et séniors
- Tarif moins de 12 ans : 18 € tous les soirs
Sur le web :
Le site des Bons Becs : http://www.myspace.com/lesbonsbecs
Le site du spectacle Les Bons Becs en voyages de notes : http://www.arts-spectacles-prod.com/bonbecs/index.htm
Le théâtre du Ranelagh : http://www.theatre-ranelagh.com
Les Bons Becs au Ranelagh : http://www.theatre-ranelagh.com/fr/spectacles.html
15:05 Ecrit par bozz'arts dans Musique, musiques, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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26 janvier 2009
Tarifs des musées nationaux parisiens - Expositions permanentes
En écho aux articles sur la gratuité des musées, voici ci-dessous le tarif d'entrée aux différents musées nationaux de Paris.
Les informations ont été recueillies sur les sites officiels de ces musées le 26 janvier 2009.
PT : Plein Tarif
TR : Tarif Réduit
GR : GRatuité
A noter : l'entrée est gratuite tous les 1ers dimanches du mois dans la plupart de ces musées.
Bonne visite !
| Nom du musée | PT | TR | Gratuité Oui/Non | Conditions pour les TR et GR |
| Musée du Louvre | 9,00 | 6,00 | Oui | |
| Musée d'Orsay | 9,50 | 7,00 | Oui | |
| Musée national d'art moderne- Centre Pompidou | 10,00 | 8,00 | Oui | |
| Musée du quai Branly | 8,50 | 6,00 | Oui | |
| Musée des arts asiatiques-Guimet | 6,50 | 4,50 | Oui | |
| Musée du Moyen Age (thermes de Cluny) | 7,50 | - | Oui | |
| Musée Rodin | 6,00 | 4,00 ou 5,00 | Oui | |
| Musée Picasso | 8,50 | 6,50 | Oui | |
| Musée de l'Orangerie | 7,50 | 5,50 | Oui | |
| Musée national Eugène Delacroix | 5,00 | - | Oui | |
| Musée Gustave Moreau | 5,00 | 3,00 | Oui |
19:29 Ecrit par bozz'arts dans Expos permanentes, musées | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Musées gratuits, musées pour qui ? (partie 2/2)
[Suite du post du 22 janvier 2009]
La question qui se pose dès lors est : que faire pour susciter cet intérêt chez ces « non initiés » ?
Sans doute commencer par faire la promotion des établissements culturels. Une promotion ciblée, il va s’en dire. Car les musées et les monuments historiques mènent déjà, pour la plupart, des campagnes de communication à destination du grand public. Non, il s’agit ici d’une communication adaptée, et surtout, d’une communication qui sorte des murs des grandes agglomérations pour entrer dans les banlieues et/ou les quartiers « moins favorisés ». On veut attirer un nouveau public ? Allons le chercher où il se trouve, que diable ! (Ce n’est pas la peine non plus d’espérer trouver des coccinelles en faisant de la plongée sous-marine).
Cette communication doit « dépoussiérer » l’image du musée. Car c’est vrai, les établissements culturels se sont diversifiés dans les services qu’ils proposent. Ils ont notamment mis en place différentes activités pour les plus jeunes. Encore faut-il le faire savoir, et le faire savoir aux bonnes personnes. Mais est-ce suffisant ? Et là il est nécessaire d’évoquer la façon dont les collections sont mises en valeur. Là encore, beaucoup de progrès ont été faits… Mais il reste tant à faire !

La scénographie est très couramment dépouillée. Pas vraiment d’originalité. Il est vrai que souvent l’environnement dans lequel les œuvres sont exposées s’y prête difficilement. Prenons l’exemple du musée d’archéologie nationale (MAN), au château de Saint-Germain-en Laye (dans les Yvelines). Ce château, dont la fondation remonte au Moyen Age, largement remanié au XVIème et XVIIème siècle et restauré au XIXèmesiècle sous Napoléon III qui y installe le « Musée des Antiquités celtiques et gallo-romaines », abrite de riches collections de l’époque du paléolithique jusqu’à la gaule mérovingienne – notamment la célèbre Venus de Brassempouy, également appelée « Dame à la capuche » (voir ci-contre).
Si la seule visite du château et de son parc vaut le détour, on peut s’interroger sur la mise en valeur des collections. On a hélas une succession de vitrines peinant à contenir tous les petits trésors du musée. Quant aux explications, passons rapidement sur la forme (on trouve encore de petits écriteaux défraichis…) et attardons-nous sur le fond : explications succinctes (ce qui n’est pas forcément un mal), qui ne remettent pas vraiment l’objet dans son contexte. Ou, tout au moins, qui ne le remettent pas pour le non initié (ce qui est déjà plus ennuyeux). On renonce donc vite à les lire. D’autant plus que les vitrines s’enchaînent… Pas trop le temps de s’attarder, donc. Au final, le visiteur a l’impression d’une accumulation. De quoi donner le tournis.
Certes, on perçoit bien un certain effort de mise en scène ici ou là. Bien timide. Mais la mise en valeur du contenu est limitée par son contenant. C’est tout le problème. Et le MAN n’est pas le seul dans ce cas là.

On peut également citer le musée national du Moyen Age, à Paris, installé dans les vestiges des thermes gallo-romains, datant du (Ier-IIIe siècles), et dans l'hôtel de Cluny (fin XVème siècle) (voir ci-contre). Là encore, un site exceptionnel et une collection remarquable, dont la célèbre tenture de la Dame à la licorne. Là encore, des aménagements ont été faits. La salle 8, la salle des sculptures de Notre-Dame de Paris, est très réussie. Elle accueille d’ailleurs des concerts de musique médiévale. Mais hélas, trois fois hélas, il manque de la place pour permettre une mise en scène mettant en valeur la collection, une mise en scène qui aille vers le visiteur, qui le « happe » littéralement et l’invite à la découverte.
Bilan : le visiteur ne peut apprécier à sa juste valeur ni les monuments historiques abritant les collections, ni les collections elles-mêmes. N’est-ce pas ce qu’on appelle du perdant-perdant ?
Ne serait-il pas souhaitable alors de délocaliser ces collections dans des bâtiments plus « fonctionnels », permettant ainsi de :
- concevoir une scénographie librement, qui mette enfin en valeur, sans entraves, les collections,
- mettre en valeur, pour eux-mêmes, les « anciens contenants », souvent des monuments historiques remarquables, ce qui n’empêcherait pas, dans la mesure du possible, de les transformer en centres culturels plus adaptés (accueil d’expositions temporaires, centres de conférences, etc.).
Et là ce pose LE problème. Comprendre le problème majeur du secteur culturel, à savoir : le manque de moyens. Moyens humains, bien sûr, et moyens financiers. La part du budget national consacré à la culture et aux arts, ainsi que le mécénat méritent qu’on leur consacre un article. Nous ne développerons donc pas ici la question. Contentons-nous de nous demander : quels moyens a-t-on, quels moyens donne-t-on, pour valoriser nos collections ? Pour mettre en place des scénographies originales et ambitieuses ? Pour innover dans la présentation de nos trésors nationaux ? Trop peu. En tout cas pas assez.
Dans ces conditions, comment attirer un public différent ? Car si on veut réellement attirer le visiteur non initié, le non spécialiste ou encore le dubitatif, celui qui a peur de s’ennuyer, encore faut-il pouvoir le « prendre » par la main et l’embarquer pour un voyage d’un nouveau type, lui faire découvrir la beauté d’horizons qui lui sont inconnus. Et pour cela il faut des moyens.
Et là surgit une autre question : au-delà des bonnes intentions affichées (par la présidence de la République, le Ministère de la Culture, les élus, etc.), souhaite-t-on réellement attirer ce nouveau public ?
N’existe-t-il pas, en France, une culture « élitiste », le sentiment diffus (inconscient ?) que la culture ou, tout au moins, une certaine culture (celle des musées et des monuments historiques, grosso modo), se « méritent » ? Que c’est « la moindre des choses » de « faire le premier » pas et de s’intéresser à son patrimoine ? Et que, in fine, tant pis pour ces non initiés qui pensent que tout cela est ennuyeux : ils n’ont rien compris, qu’ils restent dans leur crasse ignorance ?
La démocratisation de la culture ne se décrète pas. C’est un travail de longue haleine. Qui commence par la place que l’on veut bien concéder aux arts dans l’enseignement. On ne peut que se féliciter d’avoir rendu obligatoire, en 2008, l’enseignement de l’histoire des arts à l’école primaire, au collège et au lycée, toutes filières confondues, un enseignement « fondé sur une approche pluridisciplinaire et transversale des œuvre d’arts » (voir l’Encart du Bulletin officiel n°32 du 28 août 2008). Mais là encore quels moyens à l’heure où on annonce la suppression de postes dans l’enseignement secondaire ?
Et quels liens avec les « institutions » culturelles ? Il n’est prévu d’instaurer aucun pont entre les établissements scolaires et les lieux culturels locaux. Ceux-ci accueillent déjà des scolaires, c’est vrai. Mais cette loi n’était-elle pas l’occasion de « démythifier » les musées et les monuments historiques ?
L’école pour tous, les musées pour les autres ?
17:55 Ecrit par bozz'arts dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : culture, arts, gratuité musées, musée moyen age cluny, musée archéologié saint st germain en laye, enseignement histoire art ecole, scenographie public |
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